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Un trimestre qui rassure Wall Street

Un trimestre qui rassure Wall Street

Salesforce affiche 10,7 milliards de dollars de revenus au T4, en hausse de 13 % sur un an. Cette croissance s’inscrit dans une dynamique annuelle robuste : 41,5 milliards de dollars de revenus, soit +10 % par rapport à l’année précédente. Une partie de cette progression provient de l’acquisition stratégique d’Informatica, intégrée pour 8 milliards de dollars et déjà contributrice aux résultats.

L’entreprise démontre ainsi qu’elle sait absorber, intégrer et valoriser des actifs data complexes — un signal fort dans un marché où la donnée est devenue la matière première de l’IA.

Une rentabilité qui surprend

Le bénéfice net atteint 7,46 milliards de dollars, un niveau qui témoigne d’une maîtrise opérationnelle rare dans l’univers des logiciels cloud. Salesforce ne se contente plus de croître : elle optimise, rationalise, renforce sa marge.

Dans un contexte où les investisseurs sanctionnent les entreprises incapables de prouver leur résilience face à l’IA générative, Salesforce montre qu’elle peut faire les deux : innover et rester profitable.

Des perspectives qui changent la conversation

L’entreprise projette pour l’année à venir un chiffre d’affaires compris entre 45,8 et 46,2 milliards de dollars, soit une croissance attendue de 10 à 11 %. Cette guidance, loin d’être timide, envoie un message clair : Salesforce ne voit pas l’IA comme une menace, mais comme un multiplicateur de valeur.

Le chiffre le plus scruté par les analystes, le Remaining Performance Obligation (RPO) — c’est‑à‑dire les revenus contractés mais non encore reconnus — dépasse désormais 72 milliards de dollars. C’est un indicateur de confiance, de visibilité et de solidité.

L’IA : menace ou opportunité ? Salesforce tranche.

Depuis un an, les investisseurs redoutent que l’IA générative ne rende obsolètes certains pans du logiciel traditionnel. Salesforce a donc choisi de répondre frontalement : démontrer par les chiffres que l’IA ne cannibalise pas son modèle — elle l’amplifie.

L’intégration d’Informatica, la montée en puissance des offres AI‑native, et la vision d’un “Agentic Enterprise” montrent une stratégie cohérente :

  • renforcer la couche data,

  • automatiser les workflows,

  • augmenter la productivité des équipes,

  • et créer un CRM réellement intelligent.

Salesforce ne se contente pas d’ajouter de l’IA : elle reconstruit son architecture autour d’elle.

Un message adressé au marché : Salesforce n’est pas une victime de l’IA. C’est un architecte.

L’entreprise a compris que la bataille ne se joue plus sur les fonctionnalités, mais sur la capacité à orchestrer la donnée, les modèles et les interactions.

Elle a compris que l’IA n’est pas un produit, mais une infrastructure stratégique.

Elle a compris que les entreprises ne veulent pas seulement automatiser : elles veulent augmenter leur intelligence opérationnelle.

Et Salesforce se positionne exactement là où la valeur se crée.

Conclusion : Salesforce prouve que l’IA ne tue pas les géants — elle élimine ceux qui n’évoluent pas.

Avec un trimestre solide, une année maîtrisée, une acquisition stratégique déjà rentable et une vision AI‑first assumée, Salesforce envoie un signal puissant : elle n’est pas en train de survivre à la révolution IA — elle est en train de la conduire.

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